18 janvier 2022 14 h 56 min

Le point sur les évolutions du marché brassicole

La filière brassicole française est réputée pour son grand dynamisme, avec notamment l’explosion du nombre de brasseries artisanales ou micro-brasseries. Avec plus de 2300 brasseries (chiffres 2020) qui s’éparpillent dans tout le territoire, tant métropolitain que d’outre-mer, la France est dorénavant le troisième pays européen en nombre de brasseries. Nous nous trouvons cependant 8e en matière de production, avec 70 % des bières produites en France et consommées dans différents endroits. Le marché brassicole français représente aussi plus de 10 000 références de bières différentes et génère environ 7 500 emplois directs pour un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 4 milliards d’euros.

Malheureusement, depuis l’arrivée de la pandémie de Covid-19 et ses confinements, le marché brassicole français a subi des revers et s’est trouvé en grande difficulté. Entre les annulations et reports des évènements majeurs pour la filière ainsi que la fermeture du réseau CBHRD (cafés, bars, hôtels, restaurants et discothèques), les brasseurs ont navigué en eaux troubles. La croissance du marché a alors considérablement chuté. Mais les acteurs qui y évoluent n’ont pas baissé les bras et innovent en permanence pour tenter de redynamiser le secteur, tant économiquement que culturellement. Ce contexte difficile n’a pas découragé les nouvelles vocations. Abordons plus en détail les évolutions de ce marché au cours de cet article.

Filière brassicole : focus sur les bouteilles vides pour la bière

En France, il a été constaté qu’une nouvelle brasserie apparaît tous les 3 jours et le nombre de brasseries artisanales poursuit sa tendance haussière. Parmi les nouveaux brasseurs qui dynamisent et innovent le marché brassicole français, on cite entre autres les agriculteurs qui veulent diversifier leur production et les passionnés de la bière. La filière des bouteilles de bière vides en a profité au maximum et est parvenue à tirer son épingle du jeu. Vous êtes sur le point de vous lancer dans le secteur brassicole en tant que brasseur artisanal ? Vous n’avez donc aujourd’hui que l’embarras de choix si vous cherchez des bouteilles de bière vides de meilleure qualité et qui ne manqueront pas booster votre croissance.

bière bouteille vide

À l’instar des bouteilles de champagne, de vin et d’eau, elles répondent exactement aux caractéristiques de la boisson à embouteiller. Autrement dit, les bouteilles de bière vides sont spécialement conçues pour accueillir une boisson fortement gazéifiée qu’est la bière et pour permettre à cette dernière de poursuivre sans contrainte leur fermentation. Elles peuvent alors embouteiller n’importe quel type de bière et offrent d’excellentes conditions de fraîcheur, de conservation et de vieillissement.

Mais encore faut-il opter pour la bonne teinte de verre. Par exemple, l’embouteillement des bières India Pale Ale (IPA) requiert une bouteille de teinte foncée qui empêchera la lumière d’altérer leur goût.

Les bouteilles de bière fabriquées en France sont aussi réputées pour leur grande robustesse. Leur fabrication répond à un cahier des charges des plus stricts de façon à ce qu’elles puissent se conformer aux exigences de contraintes techniques, de praticité, de forme et surtout de qualité. Ces bouteilles se déclinent en une large variété de contenances, de formes et de teintes. Au-delà des formats les plus courants (12 onces aux États-Unis et 330 ml/250 ml), il en existe d’autres que vous pourrez choisir en fonction de la tendance que vous désirez exploiter, dont :

  • les formats de partage qui sont aussi innovants que stratégiques : 660 ml (bomber) et 750 ml,
  • le petit format de 250 ml pouvant maintenir la fraîcheur de la bière durant les jours estivaux,
  • le format 500 ml qui est très courant en Europe, de même qu’aux États-Unis et qui s’adapte à la bière pression tout en permettant une prise semi-personnalisée…

Quant à la forme, vous avez le choix entre la forme classique dite « Long neck » ou à long col, la forme belge (une forme très masculine), la forme champenoise (s’inspirant des bouteilles de champagne), les formes « Steinie » et « Stubby ». Selon vos besoins, le type de bière à embouteiller et l’image que vous désirez véhiculer, le verre des bouteilles de bière vides peut être ambré, blanc ou vert. N’hésitez surtout pas à miser sur la protection UV si nécessaire.

Physionomie du marché brassicole avant la pandémie de Covid-19

Avant le printemps 2020, le marché brassicole a connu un essor fulgurant et n’a cessé de progresser, tant en termes de valeur que de volume. Ayant créé 7 500 emplois directs (un emploi direct = 16 emplois indirects) en 2019, le marché est devenu la première source génératrice d’emplois dans la filière agroalimentaire, laquelle est un débouché économique majeur pour l’agriculture française. Durant la même année, la France s’est fait une place parmi les premiers investisseurs, avec un ratio d’environ 30 brasseries par million de Français, et a eu une dynamique de création d’entreprises significative.

À l’aube de 2020, le marché brassicole a franchi le cap de 2 000 sociétés brassicoles. Notre pays est ainsi devenu le premier pays européen en nombre absolu de brasseries, la Grande-Bretagne s’étant d’ailleurs retirée de l’Union européenne. Malheureusement, il aura fallu des confinements et mesures sanitaires restrictives pour mettre fin à la croissance économique de la filière.

D’un point de vue culturel, les Français (hommes et femmes) sont devenus de véritables consommateurs et amateurs de bière. La France a même vu apparaître un terroir ainsi qu’une culture brassicole particulièrement importants, ce qui a boosté davantage le nombre de micro-brasseries sur tout le territoire.

Mais en dépit de tout cela, force est d’admettre que notre pays demeure le dernier pays consommateur de bière de l’UE, avec une moyenne de 33 litres/habitant/an (la moyenne européenne est de 70 litres/habitant/an).

bière bouteilles

Où en est la filière brassicole française aujourd’hui ?

Bien que la pandémie se soit montrée impitoyable à l’égard du secteur brassicole français, elle n’a pas réussi à le faire couleur. Après avoir essuyé les séquelles des deux confinements successifs ainsi que des restrictions draconiennes en découlant, cette filière s’est remise sur les rails pour ainsi rattraper les retards accumulés.

Même si les brasseurs ont eu du mal à reconstituer leurs stocks, ils sont tout de même parvenus à se mettre en ordre de marche. Avec la réouverture du réseau CBHRD, la bière coule de nouveau à flots dans l’Hexagone, notamment lorsqu’il fait chaud ou durant les fêtes. Les brasseries artisanales, de leur côté, ne cessent d’augmenter en nombre.

L’apparition de nouvelles sociétés brassicoles permet ainsi d’avoir une diversité plus accrue en matière de gammes, tant du côté des arômes que des saveurs, et donc de satisfaire de nouvelles attentes des consommateurs. Cela permet de surcroît à la filière de répondre à une demande de plus en plus croissante.

Malgré ce rebond, les brasseries sont encore loin de compenser leurs pertes, d’autant plus que la plupart d’entre elles ne se situent pas en supermarché. D’après Xerfi, la filière demeure inquiète quant à la situation et à la pérennité des brasseries. Elle se pose aussi des tas de questions sur les perspectives de croissance du marché brassicole français à moyen terme. Mais fort heureusement, étant de véritables amateurs de la bière, les Français constituent aujourd’hui un gage d’avenir pour soutenir les brasseurs locaux.

Ils l’ont d’ailleurs fait durant les deux confinements. Une étude réalisée l’an dernier a mis en lumière une augmentation conséquente de la consommation de boissons alcoolisées durant la crise, dont la bière bien sûr. Lassés par les mesures restrictives mises en place par le gouvernement, les consommateurs français sont aujourd’hui en attente des différents évènements et festivals. Et cela pourrait redynamiser rapidement la filière. Cette dernière croit également au « biérotourisme » dans certaines régions pour réaliser des animations et ventes directes.