25 octobre 2021 13 h 49 min

Travailleur indépendant : quelle protection au quotidien ?

Comme son nom l’indique, un travailleur isolé se trouve “hors de vue et hors d’ouïe” dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Il est donc nécessaire de mettre en place des dispositifs de protection et d’alerte. Le Code du travail impose en effet des mesures de prévention visant à secourir rapidement les travailleurs isolés en cas d’accident. Gros plan sur les protections d’usage : PTI et DATI.

Les dispositifs d’alarme pour travailleurs isolés (DATI)

Dans certains domaines d’activité, les DATI (dispositifs d’alarme pour travailleur isolé) représentent l’ensemble des équipements de sécurité mis à disposition des travailleurs isolés. Il s’agit notamment des dispositifs d’alarme visant à alerter en cas de danger, de malaise et de perte de verticalité. Ces équipements qui s’adaptent à toutes les situations intègrent de nombreuses fonctionnalités.

Il incombe à l’employeur d’opter pour les solutions sur mesure et adaptées aux besoins de ses employés et des spécificités du métier. L’idéal est de se faire accompagner lors de la sélection de ces équipements par des conseillers techniques qui se chargent de l’étude de besoin. La gestion de la sécurité du travailleur isolé requiert en effet un certain niveau d’expertise.

Les DATI ou dispositifs d’alarme du travailleur isolé vont de pair avec une équipe d’intervention qualifiée et réactive 24h/24. En cas de chute ou d’accident, le travailleur isolé devra simplement appuyer sur le bouton d’alarme de l’appareil pour enclencher les secours. Les opérateurs géolocaliseront alors le travailleur et évalueront l’ampleur de l’incident. Un protocole d’organisation des secours s’avère nécessaire pour que les délais d’intervention soient très courts.

Travailleur isolé dispositifs d'alerte

La Protection du Travailleur Isolé (PTI)

La Protection du Travailleur Isolé se décline sous la forme de procédures et de mesures de prévention visant à protéger les travailleurs isolés. Conformément au Code du travail, tout travailleur isolé doit être protégé par son employeur. Celui-ci doit en effet anticiper et prévenir tous les risques qui peuvent survenir sur le lieu de travail lorsque son employé se trouve hors de vue et hors d’ouïe. Vous l’aurez compris, les PTI et les DATI s’avèrent complémentaires.

Ainsi, les mesures de protection adoptées dépendront de l’environnement dans lequel le travailleur évolue. Il convient également d’anticiper les troubles pathologiques comme le malaise cardiaque, la crise d’asthme ou la crise d’épilepsie. À cela s’ajoutent les troubles psychiques tels que la crise d’angoisse. Par ailleurs, un travailleur isolé n’est pas à l’abri d’une agression par une autre personne ou par un animal. Les accidents peuvent également survenir à tout moment, d’où la nécessité des PTI.

Agents ou travailleurs isolés : que dit la loi ?

L’article L230-2 de la loi n° 91-1414 du 31 décembre 1991 (Code du travail) impose à tout employeur d’assurer la santé et la sécurité de ses employés. À ce propos, l’article R237 du décret n° 92-158 du 20 février 1992 (Code du travail) concerne particulièrement les travailleurs isolés. Aussi, tout employé amené à travailler la nuit ou dans un lieu isolé devra être équipé de dispositifs d’alarme. Il doit ainsi être secouru dans les plus brefs délais en cas d’accident.

Comme spécifié dans l’article R4543-19 du décret n° 2008-1325 du 15 décembre 2008 (Code du travail), le travailleur isolé doit avoir à disposition l’équipement nécessaire lui permettant d’envoyer une alerte en cas de situation de détresse. Rappelons que la problématique du travail isolé a pris de l’ampleur en 1980. Depuis, le nombre de travailleurs isolés en France ne cesse d’augmenter.